Alors c'est ca la vie, c'est comme ca ma vie. Une suite de moments inoubliables avec des dixaines de personnes différentes qui viennent et qui partent à volonté. On ne peut pas rester amis au delà d'un certain point, on dirai bien. C'est un peu comme toutes ces séries qu'on a tous vu quand on était jeune. On ne sait jamais quand ca va s'arreter, et un jour ils décident de plus les diffuser. On pensait toujours qu'il y aurait une fin heureuse, mais on était bien loin du compte. Malgré nous, un jour ça s'arrete. On reste sur cette fin, qu'on avait deja pris le temps d'imaginer de tellement de manières différentes. Après un certain temps, on se rend compte qu'il y a un manque. Mais on passe au dessus avec tous les efforts du monde. Me revoilà, aujourd'hui, au même points qu'il y a quelques années. Avec un autre cercle d'amis autour de moi. Alors c'est comme ca la nouvelle génération, c'est changer d'amis même si on ne le veut pas forcément. Et je me demande, si aujourd'hui ils pensent encore à moi, au nous que nous étions ... On a certainement tous changer, mais dans le fond on restera les mêmes. Je n'avouerai pas qu'ils me manquent. Cela serait trop facile, donc non, ils ne me manquent pas ! Je vis et me persuade que je suis bien heureuse comme ça. Mais le suis-je vraiment ? Je n'arrive pas. Dur de ne pas regarder en arrière ! Il m'arrive de me demander pourquoi ils n'ont pas simplement continué à vivre comme nos ancêtres. Au lieu de développer toujours plus cette technologie qui nous devient indispensable au quotidien. C'est vrai dans le fond, cela nous crée que plus de problèmes. On ne profite plus de tout ce qui est merveilleux autour de nous. C'est si simple de regarder, et d'écouter : le calme et la vie des autres à côtés de nous. Je n'ai plus qu'une seule envie, ce serait celle de partir loin. Oublier ? Non ca je n'y arriverai pas, malgré que l'envie d'oublier est là. Trop de questions où on essai de deviner les réponses avec le temps, c'est ca vivre ? Je ne crois pas ... Par contre je pense avoir le mal de vivre depuis cette nuit la, le vingt-six décembre deux mille huit. La nuit où tu nous a quitté. Et je n'y arrive plus sans toi et tes petits conseils minusieux. Ici on manque tous un peu trop de toi ! Tu sais, je crois que j'ai le mal de vivre ces temps ci. J'ai des amis en or, enfin presque. Et pour rien je ne les échangerais. Même si je sais qu'un jour ils partiront, comme les autres. Et je peux dire que grâce à eux je passe des moments à être heureuse. Et je ne comprend pas, je n'arrive pas à continuer à l'être. Aussi simplement que quand tu étais là. J'ai profiter de toi autant que je l'ai pu. Et dans tous les cas, je reviens au même point. Je ne sais plus quoi faire. Il paraît que le temps est le meilleur remède, même s'il laisse des cicatrices imparfaites. Alors c'est ce que je fais, encore pour toi, je vis comme il me semble être bien. Mais je n'arrive plus à être heureuse de la même façon. Je continuerai à t'écrire tout au long de ma petite vie. Je ne le metterai pas toujours à l'écrit. Mais j'ai la certitude qu'à quelque part tu m'entends. Et c'est parce que j'y crois, que j'arrive à être heureuse l'espace de quelques moments. J'avais retrouvé ce bout de papier dans ta table de nuit. Lequel je suis sur que tu t'y accrochais aussi pour vivre. Il dis : "La grande et triste erreur de quelques-uns, même bons, c'est de s'imaginer que ceux que la mort emporte nous quittent. Ils ne nous quittent pas. Ils restent. Où sont-ils ? Dans l'ombre ? Oh non, c'est nous qui sommes dans l'ombre. Eux sont à côté de nous sous le voile, plus présents que jamais. Nous ne les voyons pas parce que le nuage obscur nous enveloppe, mais eux nous voient. Ils tiennent leurs beaux yeux pleins de gloire arrêtés sur nos yeux pleins de larmes. O consolation ineffable, les morts sont des invisibles, ce ne sont pas des absents. J'ai souvent pensé à ce qui pourrait le mieux consoler ceux qui pleurent. Le voici : c'est la foi à cette présence réelle et ininterrompue de nos morts chéris. C'est l'intuition claire, pénétrante que par la mort ils ne sont ni éteints, ni éloignés, ni même absents, mais vivants, près de nous ; heureux, transfigurés, et n'ayant perdu dans ce changement glorieux ni une délicatesse de leur âme, ni une tendresse de leur coeur, ni une préférence de leur amour ; ayant au contraire, dans ces profonds et doux sentiments, grandi de cent coudées. La mort pour les bons est la montée éblouissante dans la lumière, dans la puissance et dans l'amour. Ceux qui jusque-là n'étaient que des chrétiens ordinaires, deviennent parfaits ; ceux qui n'étaient que beaux deviennent bons ; ceux qui étaient bons deviennents sublimes !" Et c'est encore que grace à toi, je m'accroche à ces mots et continue mon chemin. Dans le fond, il faut rester réaliste, on nait seul et on meurt seul. A quelque part vit-on seul aussi ? ... Moi j'ai cette chance de ne pas être née seule, on est arrivée toutes les deux. On a toujours été toutes les deux face à toutes votre méchanceté ! Et je me demande ce que nous réserve l'avenir. Si tu passes par là, sache que moi je veux qu'on reste unies, comme on l'a toujours été. Et avec le temps, je m'apperçois qu'il est rare que je parle de moi sans parler de toi. Même a un inconnu ! T'es plus qu'une soeur, t'es une jumelle. Et plus qu'une partie de ma vie, t'es une partie de moi. On continuera d'affronter ce monde ensemble, pour ma part, je t'en fais la promesse. Jusqu'à présent, j'ai été là. Et je le serais encore longtemps.